Les virus informatiques ont dorénavant
un « visage », création d'un chercheur
et artiste visuel du Massachusetts Institute of Technology (MIT),
rapporte Associated Press.
crédits photos :
Alex Dragulescu
[PWS
linéage]
[Stormy]
Alex Dragulescu s'est fait demander de trouver
l'apparence de certains logiciels malveillants par la firme de
sécurité informatique MessageLabs.
Le chercheur a reçu de la firme de
sécurité des exemplaires sans danger de certaines
infections informatiques et a décortiqué leur
structure interne. Dragulescu a ensuite créé des
images pour les logiciels malveillants PWSLineage, Stormy, MyDoom,
IRCbot et Virutmytob.
« Il y a une certaine forme de beauté dans la
complexité de ces logiciels malveillants, a
déclaré Dragulescu à Associated Press
lors du vernissage de ses oeuvres à San Francisco. Ces virus
ou ces vers ont été conçus par des
gens extrêmement intelligents. Ce sont des organismes
numériques à part entière, qui peuvent
s'adapter et se reproduire seuls. J'ai essayé de
dépeindre ces particularités dans mes images.
»
[My doom]
[IRC bot]

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l'image]
L'artiste et chercheur a colligé
l'ensemble des données qu'il pouvait recueillir sur les
virus et les a ensuite insérées dans un logiciel
de sa conception pour générer leur apparence. Les
tentacules représentent par exemple les cibles que tentent
d'atteindre les logiciels malveillants lorsqu'ils sont
installés dans l'ordinateur d'une victime.
[Virutmytob]
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Selon deux scientifiques russes, le nouvel
accélérateur de particules du CERN pourrait nous
permettre de voyager dans le temps. Une théorie qui fait
rêver certains mais qui n'est pas sans susciter les sarcasmes
des autres.
crédits
: CERN
Le lancement du Grand Collisionneur
hadronique (Large Hadron Collider, LHC), le plus grand
accélérateur de particules jamais construit, est
censé éclairer d'un jour nouveau la physique des
atomes et du cosmos, et sera capable de reproduire des conditions
proches de celles du Big Bang. Le professeur Irina Arefeva et le
docteur Igor Volovitch, spécialistes de physique
mathématique à l'Institut Steklov de
mathématiques, à Moscou, vont encore plus loin.
La gigantesque expérience du CERN, le centre
européen de physique des particules situé
près de Genève, pourrait devenir en fait la
première machine à voyager dans le temps,
expliquent-ils dans l'hebdomadaire New Scientist. Toujours selon leur
théorie, si le voyage dans le passé est possible,
on ne pourra cependant pas aller au-delà de la date de
création du LHC. Cela signifierait donc que
l'année 2008 pourrait bien devenir l'"année
zéro" du voyage temporel.
Lorsque l'énergie du LHC est concentrée sur une
seule particule subatomique, elle peut avoir d'étranges
effets sur l'espace-temps, le tissu qui régit l'univers,
affirment les chercheurs russes. L'énergie du LHC pourrait
ainsi tordre le temps à tel point que celui-ci finisse par
se recourber sur lui-même. Ces boucles temporelles devraient
permettre en théorie de revivre des
événements du passé. Cette
idée en rappelle une autre, énoncée en
1988 par le professeur Kip Thorne et ses collègues du
California Institute of Technology, à Pasadena. Ils avaient
montré que des "trous de ver" [wormholes, en anglais],
sortes de tunnels creusés dans l'espace-temps, pourraient
permettre de voyager dans le temps. Le professeur Arefeva et le docteur
Volovitch pensent que le LHC serait capable de créer de tels
trous de ver et des courbes temporelles, comme résultat de
collisions.
Il reste cependant bien des obstacles sur sa
mise en place : la taille des particules pouvant se déplacer
dans les trous et la difficulté de maintenir ouverte
l'entrée du trou de ver pour y voyager dans le temps. Les
chercheurs pensent que la solution réside dans
l'énergie sombre, une mystérieuse force
antigravité qui serait omniprésente dans
l'univers. Certaines théories définissent cette
énergie sombre comme une énergie
fantôme. Selon le professeur David Deutsch,
spécialiste réputé à
l'université d'Oxford, le voyage dans le temps est une
possibilité. Mais il reste sceptique sur fonctionnement du
mécanisme proposé par les chercheurs russes. M.
Deutsch affirme que l'énergie des milliards de rayons
cosmiques qui bombardent l'atmosphère de la Terre depuis 5
milliards d'années dépasse de loin celle
à produire avec le LHC. Suivant cette logique, des voyageurs
temporels devraient déjà nous avoir rendu visite.
