Le Cyborg beetle et ses implants. La photographie a montre le
contrôleur Texas Instruments MSP 430 (qui mesure 3 x 3 x 1 mm et pèse 62
mg). Il est alimenté par une pile minuscule, d'un modèle utilisé pour les
implants cochléaires. Avec ses 170 mg, c'est l'élément le plus lourd. Cet
ensemble est relié aux électrodes enfoncées dans le corps de l'animal ainsi qu'à
un stimulateur visuel (visible sur l'image b), portant quatre diodes blanches.
Le coléoptère en vol (c) doit porter près de 240 mg... © MEMS 2008/Technical
Digest
L'implantation a lieu avant la métamorphose, quand l'insecte
est une chenille ou une chrysalide. Les petits dispositifs implantés s'intègrent
mieux dans les tissus encore mous, qui finissent par les entourer. La mortalité
varierait de 20 à 80 % selon les lieux d'implantation des électrodes.
Cet insecte robotisé vole-t-il ? Oui, selon des photos
présentées par les chercheurs de l'université du Michigan et publiées sur un site japonais de robotique. Mais pour l'instant, le coléoptère
ne vole qu'en rond et en zigzag, grâce à l'action des électrodes activant les
muscles.

L'insecte robotisé vole... Le malheureux animal est fixé à une attache souple de
10 centimètres de longueur. Chacune de ces trois images est composée de dix
clichés pris à 0,2 seconde d'intervalle, montrant le même coléoptère à
différentes positions. Sur l'image a, le muscle de l'aile gauche est stimulé, ce
qui le fait tourner sur sa droite. Quand la stimulation cesse (b), l'insecte
décrit des zigzags avant que les muscles de l'aile droite soient à leur tour
stimulés (c). © MEMS 2008/Technical Digest
Ce projet un peu fou n'est pas une élucubration d'étudiants.
Il répond à un appel d'offres (« sollicitation » BAA06-22) de la Darpa (Defense Advanced
Research Projects Agency), une agence de financement dépendant du ministère
de la Défense des Etats-Unis. Le projet est baptisé Hi-MEMS, pour Hybrid Insect MEMS. Son Program
Manager au Darpa est Amit Lal,
spécialiste de micro mécanique. D'après le site de Technovelgy, ce chercheur aurait été inspiré par une nouvelle
de science-fiction, Sparrowhawk (épervier), de Thomas A. Easton,
publiée en 1990.
Nul ne sait si ces expériences aboutiront vraiment à des
armées d'insectes volants, porteurs de caméras, de poison ou de charges
explosives. Mais l'idée est dans l'air... (Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences)

L'implant est fixé sur la
chrysalide (i) et reste à sa place sur l'adulte (ii). Les électrodes sont
enfoncées dans les muscles des ailes (a et b). © MEMS 2008/Technical
Digest
-------------------------------
Le Darpa est une agence à surveiller de près, c'est le mosento de
la recherche en armement hi-tech... Un jour, elle créera l'arme ultime
de contrôle mental humain, à n'en pas douter... Pour nos enfants, les
futurs pantins de demain.
Dans la série "lost",
les scénaristes nous ont fait un clin d'oeil au sujet de cette agence,
à moins que ce ne soit qu'une coincidence, ils ont changé une
lettre...le "p ".